| | Industrie du jeu vidéo : la loi de la jungle? | |
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| Auteur | Message |
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Jonath34 Archange


   Age : 15 Inscrit le : 23 Sep 2007 Messages : 312 Localisation : Montpellier Humeur : Comme d'hab...
 | Sujet: Industrie du jeu vidéo : la loi de la jungle? Dim 13 Jan - 1:49 | |
| Avec la fusion de Vivendi et d'Activision, un nouveau pas a été franci dans les hostilités que se livrent les éditeurs de jeu. La lutte ne fait que commencer, car de nombreux prédateurs rôdent dans un univers où règne la loi du plus fort.
| Spoiler: | | | VIVENDI GAMES
- 4 des 5 jeux PC les plus vendus de tous les temps
- 9,3 millions d'abonnés à World of Warcraft
- Implantation forte en Asie via WoW
ACTIVISION
- Gros succès consoles (Guitar Hero, Tony Hawk, Call Of Duty...)
- Licences Dreamworks et Marvel
- Implantation forte aux USA et en Europe
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C'est donc le Dimanche 2 Décembre, à l'heure où la France somnole doucettement devant Michel Drucker, que la nouvelle est tombée: Activision et Vivendi Games vont fusionner au sein d'une même entité, Activision Blizzard, lors du premier semestre 2008. Au-delà de l'effet de surprise, des sommes annoncées (19,8 milliards de dollars de valorisation boursière) ou de cocoricos plus ou moins oppurtuns, cette opération marque surtout le point de départ d'une nouvelle vague de concentration dans une industrie en pleine mutation. Comme l'annonçait Bruno Bonnell dans La Tribune en Décembre 2003, "les marchés de l'entertainment convergent invévitablement vers quatre ou cinq majors qui détiennent entre 15 et 20% de parts de marché. Quatre ans plus tard, le pronostic reste identique dans les hautes sphères: "Je crois fortement que les fusions sont, à terme, inévitables", déclare Ben Feder, PDG de Take 2 Interactive.
Un schéma qui se répète. Ces projections sur un avenir proche ne sont pas de simples prophéties de sibylles, elles s'appuient sur un modèle déjà dupliqué dans d'autres industries de loisir. Les chiffres parlent d'ailleurs d'eux-mêmes: les cinq majors de la musique (BMG, EMI, Sony, Universal et Warner Music) ont en charge 80% de la distribution mondiale dans ce secteur alors que, dans le cinéma, sept compagnies (Disney, Fox, MGM, Paramount, Sony, Universal et Warner Studios) se partagent également les 4/5e du marché mondial... Or, la croissance du chiffre d'affaires dans ces industries de loisir s'étant singulièrement aplanie ces dernières années, il était logique qu'une société comme Vivendi, propriétaire d'Universal Music et actionnaire de NBC Universal à hauteur de 20% considère le jeu vidéo comme nouveau vecteur de profits. D'un strict point de vue économique, on ne peut qu'être simplement admiratif devant l'évidence à posteriori que constitue le rapprochement entre deux éditeurs aussi complémentaires que Vivendi Games et Activision. C'est bien simple, les points faibles de l'un sont les points forts de son alter égo, les deux s'emboîtant parfaitement à la manière des pièces d'un puzzle. _________________
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|  | | Jonath34 Archange


   Age : 15 Inscrit le : 23 Sep 2007 Messages : 312 Localisation : Montpellier Humeur : Comme d'hab...
 | Sujet: Re: Industrie du jeu vidéo : la loi de la jungle? Dim 13 Jan - 2:08 | |
| AUX GRANDS EDITEURS, LES JOUEURS RECONNAISSANTS US Gold, Tidus, Epyx, Brøderbund, Cry, Takara, Domark, Origin... La liste des éditeurs portés disparus lors de ces vingt dernières années pourrait facilement remplir ces colonnes. Au-delà de l'effet "madeleine de Proust" pour les vétérans du pad, cette énumération est surtout symptomatique d'une mutation globale de l'industrie du jeu vidéo. Celle-ci ne va d'ailleurs aller qu'en s'accélerant, du fait de plusieurs facteurs économiques: la hausse drastique des coûts de développement engendrée par la dernière génération de consoles, l'obligation de résultats d'entreprises présentes sur les places boursières ou encore la dépendance extrême de certains éditeurs à une license (Rockstar pour GTA, par exemple). De plus, la globalisation du marché hors de ses places fortes traditionnelles (Amérique du Nord, Europe, Japon) nécessite également de gros investissements ou, au minimum, des accords commerciaux entre différents partenaires.
QUEL AVENIR POUR LES PME (PETITS ET MOYENS EDITEURS)? Bien évidemment, toute cette agitation financière est suivie de près par de nombreuses sociétés désireuses de s'aventurer dans un secteur en pleine expansion. Oubliez l'époque des précurseurs éclairés que furent à des degrés divers Nolan Bushnell, les frères Guillemot ou encore Bruno Bonnell, l'heure est désormais aux mastodontes que sont Time Warner, News Corp (le groupe de Rupert Murdoch, le magna des médias), tous les deux en embuscade, ou encore Buena Vista, déjà en place. La montée en puissance de ce dernier est d'ailleurs symptomatique de la phase de mutation par laquelle passe l'industrie du jeu vidéo. Déléguant autrefois à d'autres le soin d'éditer les jeux issus des dessins animés Disney, l'éditeur investit désormais massivement dans le domaine ludique en changeant de politique éditoriale et avec des ambitions revues à la hausse. Dès lors, on est en droit de se demander quel peut être l'avenir de toute une partie de l'industrie composée d'éditeurs de taille plus modeste. Sont-ils condamnés, tel Eidos/SCi, à attendre, au gré des rumeurs, l'arrivée d'un acheteur? Doivent-ils se repositionner sur supports, tels que le jeu sur mobile, nécessitant moins d'investissements? Des développeurs indépendants peuvent-ils survivre à la manière de ce qui existe dans le cinéma, la musique ou la littérature? Toutes ces questions restent pour l'instant en suspens et il serit bien hsardeux de faire un pronostic, même à brève échéance. Le seul souhait que l'ont puisse faire est que la créativité ne pâtisse pas trop de l'inexorable concentration qui s'annonce.
ON S'ETAIT DIT RENDEZ-VOUS DANS CINQ ANS Le top 10 mondial des éditeurs tiers de jeux vidéo s'établissait de la manière suivante en 2002-2003. Depuis les choses ont changé.
- 1- Electronic Arts (US)
A pris 20% d'Ubisoft en 2004
- 2- Take 2 (US)
En difficulté financière
- 3- Atari (US - France)
En grosse difficulté financière
- 4- Activision (US)
Fusionne avec Vivendi Games en 2008
- 5- Konami (Japon)
Prend 54% d'Hudson Soft en 2005
- 6- VU Games (US - France)
Fusionne avec Activision en 2008
- 7- SEGA (Japon)
A fusionné pour devenir SEGA Sammy Holdings en 2004
- 8- Ubisoft (France)
Subit une prise de participation d'EA en 2004
- 9- THQ (US)
Inchangé
- 10- Square Enix (Japon)
Résultat d'une fusion en 2003
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